Près de 530 000 élèves de première générale et technologique ont passé l’épreuve écrite du baccalauréat de français ce jeudi 11 juin. Si les sujets de dissertation ont été jugés accessibles, le commentaire de texte a, lui, laissé certains candidats en grande difficulté.
Ce jeudi 11 juin 2026, dès 8 heures du matin, près de 530 000 élèves de première des filières générale et technologique se sont attaqués à l’épreuve anticipée de français du baccalauréat. Devant plusieurs lycées parisiens, le stress était palpable avant le début de l’examen. Entre ultimes révisions sur smartphone et échanges entre camarades, chacun tentait d’aborder sereinement une épreuve souvent redoutée.
Les candidats de la voie générale ont découvert un extrait de Histoire de Madame de Montbrillant de Louise d’Épinay pour le commentaire de texte. En parallèle, trois sujets de dissertation étaient proposés autour des œuvres d’Hélène Dorion, Francis Ponge et Arthur Rimbaud. Dans la voie technologique, les élèves pouvaient commenter un extrait de la pièce Gabrielle d’Émile Augier ou choisir un exercice de contraction de texte.
L’erreur qu’il ne fallait pas commettre selon un professeur
Selon Jean Faure Beaulieu, professeur de lettres interrogé à l’issue de l’épreuve, les sujets de dissertation étaient globalement « des sujets plutôt faciles ». L’enseignant estime toutefois que le commentaire proposé aux élèves de la voie générale comportait une difficulté particulière, susceptible d’induire certains candidats en erreur.
Le principal piège concernait la nature même du texte étudié. « La forme épistolaire pouvait faire oublier qu’il s’agissait d’un roman épistolaire, donc d’un récit de fiction et non d’une lettre de l’autrice », explique le professeur. Une distinction essentielle pour construire une analyse pertinente et éviter de confondre la voix du personnage avec celle de l’écrivaine.
Des réactions très contrastées à la sortie de l’épreuve
À la sortie des centres d’examen, les avis étaient loin d’être unanimes. Certains élèves se montraient plutôt soulagés, notamment ceux qui avaient choisi la dissertation. D’autres, en revanche, ont vécu l’exercice du commentaire comme une véritable épreuve.
C’est le cas d’Hugo, 16 ans, qui n’a pas caché sa déception après l’examen. « J’ai pris le commentaire. Le texte était impossible. Ça s’est très mal passé ». À l’inverse, plusieurs lycéennes ayant opté pour la dissertation sur Arthur Rimbaud sont sorties confiantes, certaines ayant même terminé leur copie avant la fin du temps réglementaire. Un contraste qui résume bien cette session 2026 du bac de français, où le commentaire de texte semble avoir davantage déstabilisé les candidats que les sujets de dissertation.
