Huiles d’olive, herbes de Provence : l’authenticité des produits régionaux mise à l’épreuve
Les produits régionaux, tels que les huiles d’olive et les herbes de Provence, sont soumis à des contrôles réguliers par la répression des fraudes. Ces vérifications visent à garantir la qualité et l’origine des produits, mais certaines appellations peuvent masquer des provenances éloignées de celles affichées.
Sur les marchés, les consommateurs peuvent être attirés par des cagettes de fruits, notamment des pêches et des abricots, ainsi que par des huiles d’olive arborant la mention « artisanale ». Toutefois, la question de l’authenticité de ces produits se pose. Dans un laboratoire, les experts de la répression des fraudes effectuent des analyses précises. Laurent Queirolo, responsable des corps gras au service commun des laboratoires, souligne que « le plus gros problème des fraudes, notamment dans les huiles d’olive, est le classement de catégorie ». Beaucoup de producteurs revendiquent la catégorie « huile d’olive vierge extra », qui est censée être sans défaut, alors que des anomalies peuvent être détectées.
Concernant l’herbe de Provence, une coopérative en produit environ 200 tonnes par an. Cependant, cette appellation n’est pas protégée, permettant à n’importe quelle marque d’utiliser l’origine « Provence » sur ses mélanges. Emmanuel Bozon, responsable de production chez « Les Aromates de Provence », précise que « dans un pot vendu en grande surface, vous avez des herbes de Provence avec du romarin potentiellement du Maroc, du thym potentiellement de Pologne, et du basilic souvent d’Égypte ». En réalité, seulement 10 % des herbes commercialisées sur le marché proviennent véritablement de Provence.
Ces révélations soulèvent des inquiétudes quant à la transparence et à l’authenticité des produits régionaux, incitant les consommateurs à être plus vigilants lors de leurs achats.
Source : Franceinfo
