Aurore Bergé refuse de qualifier le concept du « grand remplacement » de raciste
Lors d’une émission diffusée sur CNews, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a suscité la controverse en déclarant que le concept du « grand remplacement » n’est pas raciste. Ce terme, popularisé par l’extrême droite, évoque une prétendue substitution des populations blanches par des populations non-blanches. Bergé a affirmé : « Je pense que c’est un débat politique » et a ajouté qu’elle combat cette théorie, la qualifiant de « réalité qui n’est pas la nôtre dans notre pays ».
Le concept, théorisé par Renaud Camus, a été à l’origine de plusieurs actes de violence, y compris la tuerie de Christchurch en 2019, où 51 personnes ont été tuées par un terroriste d’extrême droite. Des députés écologistes ont récemment qualifié cette théorie d’« appel direct à la violence terroriste » dans une proposition de résolution déposée à l’Assemblée nationale.
Les déclarations de Bergé ont provoqué une forte indignation, notamment parmi les élus de gauche. Le député Bastien Lachaud a dénoncé une « déchéance politique, intellectuelle et morale », tandis que Thomas Portes a rappelé le lien entre ce concept et des actes terroristes. Même au sein de son propre camp, des voix se sont élevées pour critiquer sa position.
Interrogée à nouveau sur ses propos, Bergé a maintenu sa position, affirmant que la théorie du « grand remplacement » est « fausse » et « mensongère », mais que son existence dans le débat public est légitime. Elle a souligné l’importance de la liberté d’expression, même pour des idées controversées.
Source : HuffPost

