Les vols de câbles électriques des bornes de recharge se multiplient : plus de 400 plaintes déposées depuis le début de l’année
C’est un nouveau record pour les vols de câbles électriques, qui enregistrent plus de 400 plaintes déposées depuis janvier 2026. Les voleurs ciblent les bornes de recharge, un chiffre qui inquiète autant les fournisseurs que les automobilistes qui roulent en voiture électrique.
Le vol de câbles de cuivre est devenu un phénomène préoccupant pour les opérateurs. Depuis le début de l’année, plus de 400 plaintes ont été déposées par des fournisseurs à la suite de dégradations ou de vols de bornes de recharge pour voitures électriques, selon un rapport de France Inter. Dans certaines régions, comme les Pays de la Loire, la DREAL (Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) tire la sonnette d’alarme face à cette recrudescence.
Jean-Pierre Cloez, représentant du syndicat Alliance Police, souligne que ces vols sont « assez faciles » à réaliser. « Une simple disqueuse ou de grosses pinces suffisent, et peuvent rapporter jusqu’à 500 euros par station. Le prix du cuivre étant élevé, cinq kilos représentent environ 50 euros de récupérés par câble, » précise-t-il.
Les conséquences financières pour les opérateurs sont considérables. Ils doivent non seulement remplacer les câbles volés, mais aussi faire appel à des techniciens pour les réparations. Jacques Galvani, PDG d’Altante, qui gère 1 800 stations en France, indique que ces vols « se chiffrent en millions ».
Dans les Pays de la Loire, la DREAL s’inquiète de la dégradation et du vol de câbles, qui sont en forte augmentation. Ces actes de vandalisme, motivés par la revente du cuivre, constituent un défi majeur pour les opérateurs. Les vols ont également conduit à plusieurs arrestations, notamment à Albi, en Occitanie, où des automobilistes ont constaté l’absence de câbles dans des stations de recharge. L’impact financier de ces vols est estimé entre 1 400 et 4 000 euros par câble.
En réponse à cette situation, certains opérateurs envisagent des solutions telles que des gaines plus résistantes ou l’installation de caméras de surveillance pour protéger leurs infrastructures.
Source : France Inter



