Augmentation de la consommation de crack à Marseille : un constat alarmant
Dans le centre-ville de Marseille, particulièrement autour de la gare Saint-Charles, la consommation de crack connaît une forte augmentation. Grégoire, salarié de l’association Nouvelle Aube, constate la présence de nombreux petits tubes en plastique sur le trottoir, vestiges de doses de cocaïne. « Des petits 10 balles de coke », souligne-t-il. Cette cocaïne, de plus en plus accessible, est souvent transformée en crack sur place, une drogue ultra-addictive.
Joachim Levy, cofondateur de Nouvelle Aube, déclare : « Aujourd’hui, on trouve des points de deal directement en centre-ville, avec de la cocaïne de très bonne qualité, pas chère, achetable à la dose, ce qui crée un climat explosif sur les consommations. » L’association mène des maraudes pour aider les consommateurs à réduire les risques liés à cette consommation.
Une population de plus en plus jeune
Un constat préoccupant est l’augmentation du nombre de jeunes consommatrices. Ibrahima, un Sénégalais arrivé il y a deux ans, évoque la présence croissante d’adolescentes dans la rue, certaines se prostituant pour financer leur addiction. « Des jeunes filles de 15 ans, il y en a beaucoup qui ont le sida », déplore-t-il. Les forces de l’ordre, selon ses dires, semblent indifférentes : « Ils n’essaient pas de soigner, non. On veut tous se soigner, mais personne ne nous aide, à part les petites associations. »
Appel à l’aide des autorités
Face à cette situation, plusieurs associations marseillaises, regroupées au sein d’un dispositif nommé Tempo, demandent la création de places d’hébergement pour les consommateurs de rue, estimés entre 200 et 500 dans le centre-ville. Fin mai, le maire de Marseille a écrit au Premier ministre pour réclamer un plan d’action spécifique afin de répondre à cette crise.
Source : France Inter



