Attentat du 14 juillet à Nice : les auditions sur le volet sécuritaire ont commencé
La justice a auditionné l’actuel adjoint aux sports d’Eric Ciotti, Benoît Kandel, mercredi 17 juin. Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur la sécurisation de la promenade des Anglais lors de l’attentat de 2016, notamment en ce qui concerne des soupçons de “faux” arrêtés émis par l’ancienne municipalité.
Dix ans après le drame, le dossier n’est toujours pas clos. Des perquisitions ont eu lieu mardi 16 juin à Nice, dans les locaux de la mairie, de la police nationale et municipale, alors que la justice poursuit ses auditions. Ce jeudi 18 juin, des policiers municipaux ont été entendus au sein de la caserne Auvare à Nice, concernant les réunions tenues avant la soirée du 14 juillet 2016.
Benoît Kandel, ancien gendarme et ex-patron du groupement Alpes-Maritimes, a été entendu en tant que témoin. Il a déclaré : “Je suis témoin, parce que j’ai pris la parole au conseil municipal trois mois après l’attentat pour poser des questions.” Kandel a précisé ne pas pouvoir divulguer les détails de son témoignage en raison du secret d’instruction. Il a été interrogé sur des documents controversés, notamment des arrêtés de circulation qu’il soupçonne d’avoir été antidatés.
Du côté des associations de victimes, des interrogations persistent sur la sécurisation de la promenade des Anglais le jour de l’attentat. Virginie le Roy, avocate des associations “Promenades des Anges” et “Mémorial des Anges”, a formulé une demande d’acte auprès du tribunal en 2020 concernant les défaillances de la sécurisation. Elle souligne que même si les documents sont authentiques ou non, leur contenu est insuffisant pour garantir la sécurité.
L’avocate exprime son soulagement face à l’évolution de l’enquête : “Enfin, on se dit qu’on va avoir des réponses.” Elle a également exprimé des craintes quant à la conservation des documents. “Il faut des réponses et des prises de responsabilités,” a-t-elle ajouté, insistant sur l’absence de mes de sécurité adéquates le jour de l’attentat.
L’enquête se poursuit, et d’autres témoins doivent encore être entendus. Les victimes et leurs proches devront attendre pour obtenir des réponses à leurs questions.
Source : France 3 Régions
