Aucun pays européen n’atteint le seuil de renouvellement des générations
Le 13 janvier dernier, l’Insee a publié un bilan démographique alarmant. Pour la première fois depuis 1944, la France a enregistré plus de décès que de naissances en 2025. Le taux de fécondité a chuté à 1,56 enfant par femme, contre 2,01 en 2012.
Les démographes estiment que le seuil théorique de renouvellement des générations est fixé à 2,05 enfants par femme, ce qui correspond au nombre moyen d’enfants nécessaire pour asr la pérennité de la population. Cette baisse du taux de fécondité, bien que préoccupante, n’apparaît pas comme une fatalité, comme le montrent certains exemples européens.
En examinant l’indice conjoncturel de fécondité (ICF), qui évalue le taux de fécondité par âge sur une année, on constate que, de 2012 à 2024, plusieurs pays ont vu leur ICF augmenter : celui de la Slovaquie est passé de 1,34 à 1,48, celui du Portugal de 1,28 à 1,38, celui de l’Espagne de 1,32 à 1,40, et celui de la Hongrie de 1,34 à 1,38. Chypre a vu son ICF légèrement augmenter, atteignant 1,40, tandis que la Grèce reste à 1,34 malgré des difficultés économiques.
Ces évolutions soulignent que des politiques de soutien à la famille et à la natalité peuvent avoir un impact positif sur les taux de fécondité, même dans un contexte de crise.
Source : Insee.
