Attractivité : la France reste championne d’Europe, mais le moteur ralentit
Selon le baromètre EY publié ce jeudi, la France conserve sa position de première destination européenne pour les investissements étrangers, devançant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Ce résultat constitue un point positif pour Emmanuel Macron en fin de mandat, mais il doit être nuancé : les projets d’investissement connaissent une nette diminution et l’instabilité politique influence les décisions des investisseurs.
La France maintient son titre de championne européenne de l’attractivité pour la septième année consécutive, avec 852 projets d’investissements étrangers recensés en 2025, surpassant ainsi le Royaume-Uni et l’Allemagne. Pour Emmanuel Macron, ce bilan est significatif : depuis 2017, il a placé l’attractivité au cœur de sa politique économique, avec des mes telles que la réduction de l’impôt sur les sociétés, les réformes du marché du travail, et l’organisation annuelle du sommet Choose France à Versailles, dont la prochaine édition est prévue pour le 1er juin.
Cependant, derrière cette première place, les signaux sont moins encourageants. Les investissements étrangers ont chuté de 17 % en un an en France, un recul plus prononcé que la moyenne européenne, qui a diminué de 7 %.
Un bon point dans un bilan économique assombri
EY souligne un contexte international difficile, marqué par des tensions commerciales, des crises géopolitiques, ainsi qu’une forte concurrence des États-Unis et de la Chine. Les fragilités françaises, telles que le coût du travail, la fiscalité, la complexité administrative et l’instabilité politique depuis la dissolution de 2024, pèsent également sur l’attractivité.
Bien que les projets industriels demeurent nombreux, ils ont reculé de 15 %, tandis que les centres de recherche et développement ont connu une chute significative. En matière d’emploi, les investissements étrangers ont permis de créer près de 28 000 postes en France en 2025, une baisse limitée dans un contexte où le chômage a augmenté à 8,1 %.
L’attractivité apparaît donc comme l’un des rares points positifs du bilan économique d’Emmanuel Macron, face à une situation marquée par la dette, le déficit, la croissance et l’emploi qui assombrissent la fin de son mandat.
Source : Baromètre EY
