Paris. Attentat déjoué visant Bank of America : une nouvelle personne inculpée et écrouée

Attentat déjoué visant Bank of America : une nouvelle personne inculpée et écrouée à Paris

Une femme, remise par les autorités belges, a été inculpée vendredi à Paris pour son rôle présumé dans un projet d’attentat déjoué fin mars contre le siège parisien de Bank of America, selon le parquet national antiterroriste (Pnat).

Le 31 juillet, une autre Belge avait déjà été inculpée et incarcérée dans le même dossier. Cette fois, il s’agit d’une jeune femme de 23 ans, également remise par les autorités belges « en application d’un mandat d’arrêt européen ». Elle a été inculpée pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle, ayant pour objectif la préparation d’une ou plusieurs destructions par substances explosives ou incendiaires dans des circonstances susceptibles d’entraîner la mort d’une ou plusieurs personnes ».

Elle est également accusée de « détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée ». Conformément aux réquisitions du Pnat, elle a été placée en détention provisoire.

Six personnes mises en examen

Au total, six personnes sont désormais mises en examen dans cette affaire, dont cinq sont en détention provisoire. L’avocat de la jeune femme, Me Werner-Edouard de Saeger van Nattenhaesdonck, a déclaré que sa cliente est « l’innocence même » et qu’elle est « mêlée à une affaire dans laquelle elle n’a aucune responsabilité ». Il a annoncé qu’il ferait appel de la décision.

Le projet d’attentat serait lié au groupuscule pro-iranien « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (Hayi), bien que ce lien n’ait pas été formellement établi à ce stade. Ce groupuscule a revendiqué plusieurs attaques contre la communauté juive en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Dans le cadre du projet visant Bank of America, il était prévu de déposer un engin explosif artisanal devant l’établissement, avec des adolescents recrutés pour filmer l’opération, pour une rémunération allant de 500 à 1 000 euros.

Trois adolescents sont soupçonnés d’avoir tenté une première fois l’opération dans la nuit du 26 au 27 mars, mais ont été « empêchés par un véhicule sérigraphié » devant l’établissement. Deux d’entre eux auraient recommencé la nuit suivante, avant d’être interrompus par des policiers. Le dispositif aurait pu générer « une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et propager un incendie », selon le Pnat.

Source : DNA.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *