Atteint de la maladie de Charcot, il retrouve la parole grâce à un implant cérébral
En 2023, un Américain atteint de sclérose latérale amyotrophique, également appelée maladie de Charcot, a participé à l’essai clinique BrainGate 2. Grâce à un implant cérébral, il a partiellement retrouvé l’autonomie qu’il avait perdue.
Casey Harrell, 48 ans, résidant à Oakland, Californie, souffre d’une maladie qui entraîne la dégénérescence des neurones responsables des mouvements musculaires, entraînant une paralysie progressive. En fauteuil roulant et privé de la parole, il a accepté de participer à l’essai BrainGate 2, qui vise à restaurer certaines fonctions perdues.
Les chercheurs ont implanté 256 microélectrodes dans la zone cérébrale responsable des mouvements de la parole. Lorsqu’il souhaite communiquer, l’activité électrique générée est détectée par les capteurs, permettant à un ordinateur de traduire cette activité en mots. Étant donné qu’il ne peut plus articuler, une voix générée par intelligence artificielle, recréée à partir de ses enregistrements antérieurs à la maladie, s’exprime à sa place.
Après deux ans d’utilisation, Casey a formulé plus de 180 000 phrases, soit près de deux millions de mots, et a atteint une vitesse d’élocution de 56 mots par minute. Bien que ce rythme soit environ trois fois plus lent qu’une conversation normale, il a pu travailler à domicile et même chanter.
Des essais similaires sont en cours pour d’autres fonctions, comme la vision et le contrôle musculaire, soulevant des questions éthiques tout en offrant de l’espoir aux patients.
Source : Franceinfo
