Attaques contre les sciences et l’Université : stratégies, enjeux et résistances

La dernière décennie a été marquée par une montée simultanée d’extrêmes-droites à travers le monde, engendrant des attaques contre les institutions académiques. Ces mouvements, constatés en Occident, en Corée du Sud, dans les pays du Sahel, en Argentine et au Japon, s’accompagnent souvent de tentatives de contrôle des savoirs.

La liberté académique est particulièrement menacée dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iran, où elle est frontalement attaquée, et dans des contextes comme la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Inde et la Turquie. Dans des zones de conflits, comme la Palestine et le Soudan, cette liberté est souvent complètement absente.

En Europe, les conditions de résistance des universités ont été affaiblies par des décennies de gestion publique axée sur la performance, qui a introduit des agences d’évaluation et un financement conditionné par des normes strictes. Cela a créé une compétition malsaine entre chercheurs et institutions, renforçant un contrôle politique de la recherche.

Les mes d’austérité budgétaire touchant le secteur public ont été suivies par un financement étatique d’établissements privés, comme le Mathias Corvinus Collegium en Hongrie, qui adopte des pratiques universitaires pour légitimer un agenda idéologique.

Depuis janvier 2025, l’administration Trump a intensifié ses attaques contre la science et l’université aux États-Unis, surprenant par sa rapidité et son ampleur. Cette offensive se caractérise par une cen idéologique et des tentatives de redéfinir les priorités académiques.

Source : AOC Media

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