Atlas du striatum cérébral du MIT pourrait orienter la recherche sur de nouveaux traitements médicamenteux.

Atlas of the brain’s striatum could guide researchers to new drug treatments | MIT News

Atlas du striatum : une avancée pour les traitements médicamenteux

Une équipe de chercheurs du MIT a récemment élaboré un nouvel atlas des neurones présents dans le striatum, une région du cerveau essentielle pour de nombreuses fonctions cognitives et motrices, telles que la prise de décision, le contrôle du mouvement, la formation d’habitudes et le traitement des récompenses. Cette région joue également un rôle dans l’addiction et est fortement impactée par des maladies comme la maladie de Huntington et la schizophrénie.

Les scientifiques ont réussi à identifier 31 sous-groupes de neurones en utilisant des techniques de séquençage d’ARN à cellule unique, permettant de mieux comprendre les différents types de neurones et leur rôle dans diverses pathologies. Parmi ces groupes, certains neurones sont liés à des troubles tels que l’addiction, la dépression et la schizophrénie. De plus, les chercheurs ont mis en lumière les raisons pour lesquelles certains neurones du striatum sont plus vulnérables à la maladie de Huntington.

Myriam Heiman, professeur de neurosciences au MIT, a déclaré : « Nous considérons cela comme une fondation qui permettra d’autres études sur la maladie de Huntington et les troubles liés à l’usage d’opioïdes. Nous avions besoin d’une feuille de route de ce qui existe. »

Le striatum, situé profondément dans le cerveau, reçoit des entrées variées provenant de différentes régions, ce qui lui permet de coordonner des fonctions complexes. Les chercheurs se sont concentrés sur les neurones épineux moyens, qui représentent le type cellulaire le plus abondant dans cette région et qui répondent à la dopamine. Ces neurones se divisent principalement en deux voies : la voie directe, qui favorise le mouvement, et la voie indirecte, qui inhibe les mouvements indésirables.

Pour établir cet atlas, les chercheurs ont collaboré avec des banques de tissus cérébraux aux États-Unis et au Canada afin de collecter des échantillons post-mortem. Ils ont utilisé des méthodes variées, dont le séquençage d’ARN à cellule unique, l’hybridation in situ fluorescente multiplexée et la transcriptomique spatiale, pour analyser ces échantillons.

Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Cell, pourraient ouvrir la voie à de nouvelles thérapies ciblées pour traiter des maladies neurologiques complexes.

La recherche a été financée par plusieurs organismes, dont les National Institutes of Health et la G. Harold and Leila Y. Mathers Charitable Foundation.

Source : MIT News

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