Je n’ai pas envie qu’on me filme les fesses !
L’Union européenne de radiotélévision a publié, en juillet dernier, un guide à l’intention des diffuseurs pour éviter les plans qui sexualiseraient les athlètes. Cette initiative a été saluée par de nombreuses athlètes féminines, dont la perchiste française Marie-Julie Bonnin, qui participera aux championnats d’Europe d’athlétisme à Birmingham du 10 au 16 août.
Dans ce guide, l’EBU, en collaboration avec la Fédération européenne d’athlétisme, invite les diffuseurs à reconsidérer leur façon de filmer les compétitions sportives. Glen Killane, directeur exécutif de l’EBU, a souligné que les « plans prolongés sur des corps », les « prises de vues en contre-plongée » et les « ralentis excessifs » sont des problèmes récurrents dans la couverture médiatique des événements sportifs féminins.
La majorité des personnes derrière les caméras étant des hommes, ces recommandations ont provoqué des réactions variées sur les réseaux sociaux, allant de soutiens à des commentaires sexistes. La sprinteuse britannique Amy Hunt a exprimé son inquiétude face à la mécompréhension de ces mes, soulignant qu’il ne devrait pas être nécessaire de changer sa tenue pour se sentir à l’aise.
Marie-Julie Bonnin a également partagé son expérience en ligne, évoquant des compilations d’images d’elle qui lui semblaient déplacées. Elle a insisté sur le fait qu’elle ne souhaite pas être filmée de manière suggestive, affirmant : « Je fais du sport et je n’ai pas envie qu’on me filme les fesses d’en bas. »
En réponse à ces préoccupations, le guide de l’EBU recommande de se concentrer sur des ralentis des étapes critiques de la performance, comme l’approche ou le décollage, afin de mettre en avant les compétences techniques des athlètes plutôt que leur apparence physique.
Source : Franceinfo



