Au Caire, l’atelier de création de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée
Cette semaine, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée a été à l’honneur au festival d’Aix-en-Provence, présentant une composition originale d’un groupe de cinq musiciens. Cet orchestre réunit de jeunes artistes issus de divers pays du bassin méditerranéen.
Les musiciens-compositeurs se sont réunis au cœur d’une palmeraie, face aux pyramides de Dahchour, pour stimuler leur créativité. Fabrizio Cassol, saxophoniste et compositeur, a expliqué le concept de leur travail : « Le principe est celui de l’oralité, c’est-à-dire de composer à la base sans partitions et de se retrouver avec un orchestre symphonique où la tradition de l’orchestre symphonique, ce n’est pas du tout ça. C’est justement de travailler avec un chef d’orchestre, des partitions. On est dans une relation de lecture par rapport à la musique. »
Le quintet est composé de deux chanteurs, d’une pianiste, d’un tromboniste et d’un oudiste, tous venant de différents horizons, notamment de Tunisie, de Grèce, de France et d’Égypte. La chanteuse égyptienne Amina el Abd a décrit le processus comme un « véritable casse-tête », soulignant la complexité de travailler en groupe après des années de composition individuelle.
Les échanges entre les membres ont permis de créer un véritable melting-pot musical. Jules Regard, jeune tromboniste français de 20 ans, a noté que les différentes approches de la musique enrichissaient le projet : « Certains d’entre nous ont un background théorique de conservatoire, d’autres moins, qui sont plus dans l’intuition. L’intuition est aussi bonne que la théorie. Les deux mélangés donnent quelque chose de nouveau et de sincère. »
La première version de l’œuvre créée lors de cette résidence artistique sera adaptée pour un orchestre symphonique en France, tout en respectant le principe de l’oralité.
Source : RFI
