Assurance maladie : le gouvernement cherche plus de 2 milliards d’euros d’économies
Le gouvernement français intensifie ses efforts pour réduire les dépenses de santé en ciblant le remboursement des transports sanitaires, des médicaments et des soins dentaires. Ces mes, annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu, suscitent des critiques au sein du secteur de la santé.
Le cabinet du Premier ministre a précisé que la stratégie consiste à « mieux rembourser ce qui soigne et moins rembourser ce qui ne soigne pas ». Cette démarche s’inscrit dans un contexte où le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 23,2 milliards d’euros d’ici 2026.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs baisses de taux de remboursement de l’Assurance maladie ont été décidées. Les médicaments avec un Service médical rendu (SMR) faible, actuellement remboursés à 15 %, verront leur remboursement réduit à 5 %. De même, ceux avec un SMR modéré passeront d’un remboursement de 30 % à 15 %. Ces changements concernent des médicaments courants tels que la Bétadine, le Gaviscon et les bains de bouche, et devraient générer une économie supplémentaire de 300 millions d’euros.
En parallèle, le taux de remboursement des transports sanitaires sera abaissé, passant à 50 % pour l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et 50 % pour les assurances maladie complémentaires (AMC), contre 55 % et 45 % actuellement. Les dispositifs médicaux subiront également une réduction similaire, avec une prise en charge équivalente entre AMO et AMC, contre un ratio de 60 %/40 % auparavant. Pour les consultations dentaires, la prise en charge par les mutuelles augmentera à 50 % contre 40 % aujourd’hui.
Ces secteurs ont été choisis en raison de leur utilisation fréquente par les assurés, ce qui devrait rapporter à l’État environ 1,1 milliard d’euros.
Source : La Tribune.
