Artemis II : la NASA lance bientôt la première mission habitée vers la Lune depuis 54 ans, avec un Canadien à bord

Artemis II : La NASA s’apprête à lancer la première mission habitée vers la Lune depuis 54 ans

La dernière mission Apollo s’est déroulée il y a 54 ans, marquant la dernière fois que des humains ont quitté l’orbite terrestre basse. Cette situation est sur le point de changer avec le lancement de la mission Artemis II, prévu pour le 6 mars au Centre spatial Kennedy en Floride. Ce lancement a été reporté d’une date initialement fixée au 8 février en raison d’une fuite d’hydrogène liquide détectée lors d’une répétition générale.

Artemis II sera le premier vol habité du programme Artemis de la NASA et la première fois que des humains s’aventureront vers la Lune depuis 1972. À bord se trouvera l’astronaute canadien Jeremy Hansen, qui deviendra le premier non-Américain à voler jusqu’à la Lune, faisant ainsi du Canada le deuxième pays à envoyer un astronaute dans l’espace lointain.

Le programme Artemis, lancé en 2017, vise à établir une base lunaire pour préparer l’envoi d’humains sur Mars. Le premier lancement, Artemis I, a eu lieu fin 2022, et Artemis II est désormais programmé pour mars.

La mission Artemis II marquera le premier lancement d’êtres humains à l’aide du lanceur SLS (Système de lancement spatial) de la NASA, le plus puissant jamais construit, capable de lancer plus de 27 tonnes métriques de charges utiles vers la Lune. Le vaisseau spatial Orion, qui transportera l’équipage, a été nommé « Integrity », symbolisant des valeurs de confiance et de respect.

Après le lancement, l’équipage effectuera des tests des systèmes de survie du vaisseau, incluant le distributeur d’eau et l’équipement de lutte contre les incendies. Si tout se passe bien, ils passeront 24 heures en orbite haute, à une distance pouvant atteindre 70 000 kilomètres de la Terre, avant de procéder à l’insertion translunaire, un moment critique où le vaisseau entamera sa trajectoire vers la Lune.

La mission prévoit également un survol de la face cachée de la Lune, à une altitude entre 6 000 et 10 000 kilomètres, ce qui représente une distance plus importante que toutes les missions Apollo précédentes.

La présence d’un astronaute canadien souligne la nature collaborative du programme Artemis, soutenu par 61 pays ayant signé les accords Artemis, qui visent à renforcer l’exploration spatiale et à promouvoir des relations pacifiques entre les nations.

Source : NASA.

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