Art contemporain : l'impasse du modèle méga-galerie

Alors qu’Art Basel bat son plein, la méga-galerie Pace a récemment annoncé une réduction drastique de ses effectifs et de sa liste d’artistes, un événement qui a secoué le monde de l’art. L’analyse sociologique avait, bien avant cette annonce, mis en lumière le décalage entre les coûts d’un modèle ambitieux et la performance de ses artistes.

Chaque année au mois de juin, Art Basel, la plus importante foire internationale d’art contemporain, se déroule à Bâle, en Suisse. Moins de 300 galeries sont sélectionnées parmi plus de 800 candidatures. Ce chiffre impressionnant est encore réduit par le nombre d’enseignes qui s’auto-excluent, conscientes de leurs faibles chances de succès.

Pendant près d’une semaine, les galeries présentent des œuvres de maîtres modernes et contemporains, ainsi que des artistes émergents. Cette année, la foire a eu lieu du 18 au 21 juin, précédée de jours de preview réservés les 16 et 17 juin.

Réduction d’effectifs à la galerie Pace : un choc pour le marché de l’art

À l’approche de cette foire, le New York Times a rapporté le 3 juin que la galerie Pace, l’une des plus influentes au monde, a licencié cinquante de ses employés, soit environ un cinquième de son personnel. De plus, elle a réduit sa liste d’artistes et d’estates de cinquante, passant de 130 à 80.

Cette décision est d’autant plus significative que Pace fait partie des « méga-galeries », un groupe restreint d’établissements dominants dans le secteur. Les implications de cette restructuration pourraient remettre en question la viabilité du modèle économique de ces grandes galeries.

Source : Alain Quemin

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