Arrestation de deux suspects du groupe TeamPCP en Australie
Les autorités australiennes ont annoncé l’arrestation de deux individus, âgés de 21 et 23 ans, soupçonnés d’appartenir au groupe TeamPCP. Ce groupe s’est fait connaître pour ses nombreuses campagnes ciblant la chaîne logistique du logiciel au cours du premier semestre, et aurait, au moins sur le papier, établi des liens avec des entités d’extorsion telles que Vect et FulcrumSec.
L’enquête a été initiée en avril, en collaboration avec le FBI. Selon les déclarations des autorités australiennes, le code malveillant injecté dans la chaîne logistique a potentiellement compromis plus de 1 000 organisations à travers le monde, entraînant le vol de plus de 500 000 identifiants et l’exfiltration d’au moins 300 gigaoctets de données.
L’identification des suspects a nécessité une coopération internationale et une analyse approfondie de renseignement en sources ouvertes (OSINT). La police fédérale australienne a souligné que « la cybercriminalité ne connaît pas de frontières et représente une menace mondiale croissante ».
Les équipes de Flare ont détaillé le processus de désanonymisation des suspects. L’enquête a commencé par le traçage d’un alias de TeamPCP, DeadCatx3, sur diverses plateformes sociales et professionnelles. En utilisant des outils d’OSINT, les chercheurs ont établi un lien entre cet alias et un profil HackerOne portant le nom de Ruben Thomson. Ce nom a été associé à un profil Hugging Face, qui contenait le domaine de commande et contrôle (C2) de TeamPCP.
La chaîne d’attribution a abouti à la découverte d’un mot de passe partagé reliant un courriel scolaire à un compte Gmail personnel, qui a conduit à un compte TikTok sous le même nom, et enfin à un profil Steam. Ce dernier affichait le même avatar que le canal Telegram de TeamPCP, permettant de confirmer avec une forte probabilité que Ruben Thomson était l’opérateur principal. Les équipes de Kela ont abouti aux mêmes conclusions.
Cette enquête met en lumière l’importance de la traçabilité numérique dans la lutte contre la cybercriminalité.
Source : AFP, Flare, Kela.

