À Noël, faisons l’effort de la joie !
Peut-on garder la joie malgré tout ? Dans un contexte familial parfois divisé et face à une actualité alarmante, la joie a pourtant sa place, affirme le dominicain Sylvain Detoc, auteur de Déjà brillent les lumières de la fête (Cerf, 2023). Cette vertu, souvent considérée comme naïve, est un commandement récurrent dans la Bible.
La joie, explique Detoc, est un état qui se cultive, à l’instar d’un muscle. Elle se décide, en lien avec l’espérance, car « même s’il l’ignore, ce monde ne va pas vers le néant ». Cette vertu se révèle être une force bénéfique, un geste de générosité envers ceux qui souffrent. Parfois, même dans l’adversité, la joie peut émerger.
Pour les chrétiens, la joie possède également une dimension spirituelle. Elle est promise dans l’au-delà, mais en attendant, il est essentiel de savourer les joies terrestres de Noël, même si elles sont imparfaites, car elles nous permettent d’« entrevoir quelque chose de plus grand ».
La joie est souvent définie comme un plaisir de l’âme, un état durable qui accompagne les actes bons. Elle se manifeste lorsque l’on agit de manière bénéfique, tant pour autrui que pour soi-même.
En ce sens, la période de Noël pourrait être une occasion de renforcer cette joie, à travers des échanges chaleureux et des moments partagés, malgré les défis de notre époque.
Source : Sylvain Detoc, Déjà brillent les lumières de la fête, Cerf, 2023.
