Apnée du sommeil : un médicament pourrait remplacer les machines respiratoires.

Apnée du sommeil : un médicament pourrait enfin permettre de dormir sans machine !

Apnée du sommeil : un médicament pourrait enfin permettre de dormir sans machine

Sera-t-il bientôt possible de dormir sans appareil quand on souffre d’apnée du sommeil ? C’est ce que suggèrent les résultats d’un vaste essai clinique de phase 3 mené par des chercheurs de l’université de Pittsburgh aux États-Unis. Publiés dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, les résultats montrent que le médicament testé, appelé AD109, permettrait de réduire drastiquement le nombre d’arrêts respiratoires, sans recourir à une machine à pression positive continue (PPC).

L’apnée du sommeil, ou syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), touche environ 4 % de la population en France, avec une prévalence particulièrement élevée chez les femmes, où huit patients sur dix ne seraient pas diagnostiqués. Ce trouble se manifeste par des fermetures répétées du pharynx durant le sommeil, entraînant des pauses respiratoires et divers symptômes tels que fatigue, somnolence, et irritabilité. Selon l’Inserm, la fréquence de ce trouble augmente avec l’âge, touchant près de 30,5 % des personnes de plus de 65 ans.

La prise en charge traditionnelle consiste à équiper les patients de machines PPC, mais de nombreux patients ne les supportent pas. Des alternatives, comme des orthèses ou des implants, existent, mais elles présentent des limites notables. C’est dans ce contexte que l’arrivée d’un traitement médicamenteux comme l’AD109 est particulièrement prometteuse.

L’AD109 est une combinaison de deux molécules, aroxybutynin et atomoxetine, ciblant les dysfonctionnements neuromusculaires responsables de l’affaissement des voies respiratoires pendant le sommeil. L’essai clinique, mené en double aveugle sur 646 participants, a montré que la prise quotidienne de ce médicament permet de réduire les interruptions respiratoires de 44 % et d’améliorer les taux d’oxygène. De plus, plus de 40 % des participants ayant reçu le traitement ont vu leur état s’améliorer suffisamment pour passer à une catégorie de gravité inférieure.

Pour les chercheurs, l’AD109 représente une nouvelle option très prometteuse pour les personnes ne supportant pas la PPC. Dr Patrick John Strollo, spécialiste en médecine du sommeil, a déclaré que ces résultats apportent une preuve encourageante que le ciblage du dysfonctionnement neuromusculaire peut se traduire par des résultats cliniques significatifs.

Source : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine

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