Anxiété de rentrée : trois signes discrets chez les enfants
À l’approche de la rentrée scolaire, tous les enfants ne manifestent pas leur anxiété de manière évidente, comme en pleurant ou en refusant d’aller à l’école. Certains semblent sereins, alors qu’ils traversent en réalité une période d’anxiété notable. Pour les plus jeunes, les émotions s’expriment souvent par des manifestations physiques ou des changements de comportement, plutôt que par des mots. Des symptômes tels qu’un mal de ventre au réveil, une fatigue inhabituelle ou des régressions dans certains apprentissages peuvent indiquer des difficultés à vivre cette transition. Joëlle Dyan, psychologue, souligne que ces signes sont parfois subtils et que les parents ne les associent pas toujours au stress de la rentrée. Les identifier permet d’accompagner l’enfant avec plus de bienveillance, avant que son mal-être ne s’installe durablement.
Voici trois façons dont l’anxiété de la rentrée peut se manifester :
Plaintes de maux physiques : Des symptômes tels que fatigue, douleurs abdominales ou perte d’appétit peuvent signaler une angoisse que l’enfant ne parvient pas à exprimer verbalement. Joëlle Dyan précise qu’il est essentiel de ne pas minimiser ces expressions somatiques, car elles peuvent représenter un inconfort émotionnel.
Régressions dans les apprentissages : Un enfant qui avait acquis la propreté et qui commence à avoir des accidents, ou qui montre un besoin accru d’aide, peut exprimer du stress. Selon Joëlle Dyan, ces régressions sont fréquentes lors des étapes de développement, comme l’entrée en maternelle, et traduisent souvent un besoin de réassurance.
Comportements ambivalents : Certains enfants semblent aller très bien, mais leur comportement peut révéler une autre réalité. Joëlle Dyan évoque des cas d’enfants qui, bien que sereins à l’école, expriment leur désir de retrouver leurs parents de manière détournée, par exemple en se plaignant de douleurs ou en adoptant des comportements inhabituels.
Observer attentivement les attitudes des enfants plutôt que de se fier uniquement à leurs paroles est essentiel pour comprendre leur état émotionnel.
Source : Joëlle Dyan, psychologue.

