Le département américain du Commerce lève les restrictions sur Fable 5 d’Anthropic
Le département américain du Commerce a levé les contrôles à l’exportation sur le modèle Claude Fable 5 d’Anthropic, permettant ainsi son redéploiement mondial après une interruption de 19 jours. Ce modèle d’intelligence artificielle (IA) avait été mis hors ligne suite à la découverte d’une vulnérabilité par des chercheurs d’Amazon, qui avaient réussi à contourner certaines de ses protections.
Le 12 juin, le département du Commerce avait imposé des restrictions sur Fable 5 et son modèle plus performant, Mythos 5, après qu’Amazon ait signalé des techniques de « jailbreak » permettant à Fable 5 de signaler des failles logicielles et, dans certains cas, de générer du code d’exploitation. Cette décision a été influencée par un appel du PDG d’Amazon, Andy Jassy, au secrétaire au Trésor, Scott Bessent.
Dans une lettre datée du 30 juin, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a indiqué qu’aucune licence n’était désormais requise pour l’exportation, la réexportation ou le transfert de ces modèles. En contrepartie, Anthropic s’engage à adopter une approche proactive en matière de cybersécurité, en contribuant à l’élaboration de normes pour les futurs modèles et en signalant toute activité malveillante au gouvernement.
Le 1er juillet, Fable 5 a été remis à la disposition des utilisateurs via les plateformes Claude.ai, Claude Code et Claude Cowork. Le 2 juillet, Anthropic a également publié une documentation détaillée sur les classificateurs de sécurité de Fable 5, qui catégorisent les demandes de cybersécurité en quatre groupes, évitant ainsi un blocage systématique.
Les activités telles que le développement de ransomwares et la diffusion de logiciels malveillants demeurent interdites, tandis que les tests de pénétration et le développement d’exploits sont restreints jusqu’à l’instauration de meilleurs contrôles d’autorisation. Les tâches défensives, telles que le codage sécurisé et la gestion des correctifs, sont cependant autorisées par défaut.
Source : Anthropic, Département américain du Commerce.
