Anthropic neutralise des opérations de surveillance en Chine et en Iran grâce à son IA

Anthropic déjoue des opérations de surveillance menées à l'aide de son IA en Chine et en Iran

Anthropic déjoue des opérations de surveillance en Chine et en Iran

L’entreprise américaine Anthropic a annoncé le 10 septembre avoir mis un terme à plusieurs opérations de surveillance visant des dissidents et des minorités ethniques, utilisant son assistant d’intelligence artificielle (IA) Claude. Ces incidents, détectés et neutralisés entre janvier et juillet, provenaient de Chine, d’Iran et d’Afrique de l’Ouest, selon un rapport d’Anthropic.

Les campagnes de surveillance ont principalement ciblé des communautés de la diaspora et des dissidents historiques, notamment des figures prodémocratie à Hong Kong, les communautés tibétaines et du Falun Gong en Asie, ainsi que des minorités iraniennes et des opposants au régime iranien à l’étranger.

Dans un cas, des acteurs iraniens ont développé des méthodes pour identifier des individus à partir de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, un prestataire travaillant pour les autorités de sécurité nationale du Mali a utilisé Claude pour concevoir un logiciel de collecte de renseignements.

Anthropic a également rapporté avoir déjoué des tentatives de concevoir des armes, de mener des recherches biologiques douteuses, ainsi que de créer de fausses applications de rencontre pour escroquer des utilisateurs. L’entreprise a accusé les sociétés chinoises Moonshot et DeepSeek d’avoir utilisé Claude sans autorisation pour répondre aux questions de leurs utilisateurs et améliorer leurs propres modèles. Selon le rapport, Moonshot a relayé près de 300 000 requêtes à Anthropic sur une période de dix jours via un réseau de 5 380 comptes frauduleux, principalement localisés à Singapour et au Japon.

Une partie des données collectées contenait des informations sensibles sur les utilisateurs, ce qui pourrait constituer une violation des règles de confidentialité. Anthropic a exprimé des doutes quant à savoir si Moonshot avait informé ses clients que leurs requêtes étaient redirigées vers un tiers.

Pour ce qui est des recherches biologiques bloquées, les intentions des auteurs demeurent floues et les scientifiques concernés n’ont pas été identifiés. Les travaux en question portaient sur des virus tels que celui du chikungunya, une souche hautement pathogène de la grippe aviaire, ainsi que sur des toxines.

Avec AFP

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