Quels métiers sont les moins menacés par l’IA, et lesquels le sont le plus ?
Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) se généralise dans divers secteurs, l’impact potentiel sur l’emploi suscite des inquiétudes. Pour répondre à ces préoccupations, Anthropic a récemment publié une méthode d’évaluation de l’exposition des métiers à l’automatisation par l’IA. Cette méthode s’appuie sur des données théoriques et réelles, tirées de l’analyse des usages de son modèle, Claude, et de son API.
Les analyses traditionnelles se basent souvent sur les compétences de l’IA à remplacer les humains. Cependant, Anthropic souligne qu’il existe des écarts significatifs entre la capacité théorique de l’IA et son usage réel. Comme l’indique l’entreprise, certaines tâches peuvent ne pas être automatisées en raison de limitations techniques, de contraintes juridiques, ou d’autres obstacles.
Anthropic a également identifié les métiers les plus exposés à l’automatisation. En tête de liste figurent les programmeurs informatiques, suivis des représentants de service client. À l’inverse, environ 30 % des travailleurs occupent des emplois jugés moins à risque, tels que cuisiniers, mécaniciens de motos, sauveteurs et barmans.
L’entreprise espère que sa méthode permettra d’anticiper les perturbations économiques liées à l’IA, avant qu’elles ne se manifestent de manière significative. Selon Anthropic, les effets de l’IA sur le marché du travail pourraient ressembler à des changements progressifs, tels que ceux apportés par l’Internet ou le commerce international, plutôt qu’à des bouleversements brutaux comme ceux causés par la pandémie de COVID-19.
Source : Presse-Citron