Annulation préconisée de deux victoires de LFI aux municipales près de Lyon.

Deux conquêtes de LFI aux municipales bientôt perdues? L'annulation de deux victoires près de Lyon préconisée devant la justice

Deux conquêtes de LFI aux municipales bientôt perdues ?

La rapporteure publique a recommandé, ce lundi 14 septembre, devant le tribunal administratif de Lyon, l’annulation des victoires de La France Insoumise (LFI) aux élections municipales de 2026 à Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Cette préconisation est motivée par des irrégularités constatées sur d’autres listes.

Ces deux villes, situées en banlieue lyonnaise, représentent des conquêtes emblématiques pour LFI. Lors des élections de mars, le député LFI Abdelkader Lahmar avait remporté la mairie de Vaulx-en-Velin avec une avance de 104 voix sur la sortante socialiste Hélène Geoffroy. À Vénissieux, Idir Boumertit, également de LFI, avait triomphé, mettant fin à des décennies de domination communiste, avec seulement 25 suffrages d’écart face à Michèle Picard.

Les juridictions administratives suivent généralement l’avis des rapporteurs publics, et le tribunal a mis sa décision en délibéré à une date non précisée.

Aucune mention de la nationalité néerlandaise de la colistière

Vénissieux (65 000 habitants) et Vaulx-en-Velin (53 000 habitants) sont respectivement la troisième et quatrième plus grande ville de France métropolitaine à avoir été gagnées par LFI en mars. Pour Vaulx-en-Velin, l’annulation de 693 bulletins en faveur d’une liste diverse arrivée troisième au second tour est jugée susceptible de remettre en cause la sincérité de l’ensemble de l’élection.

Christine Bertin, la tête de liste à Vaulx-en-Velin, a omis de mentionner la nationalité néerlandaise d’une colistière, comme l’exige le code électoral. Elle conteste l’annulation des voix en sa faveur, arguant que la préfecture ne l’avait informée de cette irrégularité que quelques heures avant le second tour.

Fausses déclarations de domiciliation d’une tête de liste

À Vénissieux, des fausses déclarations de domiciliation concernant la tête de liste d’extrême droite RN-UDR, Quentin Taïeb, et certains de ses colistiers, sont également en cause. Cette liste, arrivée en quatrième position avec 1 966 voix, a suscité des doutes sur la sincérité de l’ensemble du scrutin, en raison du faible écart de voix entre les listes menées par Idir Boumertit et Michèle Picard.

La décision finale du tribunal administratif de Lyon pourrait avoir des implications significatives sur la composition politique de ces deux municipalités.

Source : BFM TV

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