Un animateur du centre de loisirs de Tarnos écarté pour des faits « pas compatibles avec la profession »
Un animateur du centre de loisirs de Tarnos, situé dans les Landes, a été suspendu par la direction à une semaine de la rentrée scolaire pour des faits jugés « pas compatibles avec la profession ». Cette décision a été confirmée lundi 31 août par le maire de Tarnos et la directrice du centre de loisirs, Isabelle Chaise. La direction a également lancé une procédure de licenciement à l’encontre de l’animateur, lui demandant de ne plus se présenter à son poste jusqu’à l’entretien préalable au licenciement.
L’animateur est soupçonné d’avoir envoyé des documents à caractère pornographique à une mineure, selon les déclarations du maire. Il est précisé que ces faits « n’ont pas eu lieu dans les Landes » et qu’ils se sont produits « avant qu’il ne soit salarié du centre de loisirs ». Isabelle Chaise a mentionné avoir été alertée par une mère de famille, ayant demandé des preuves avant de contacter sa hiérarchie, soulignant que de tels comportements sont éthiquement inacceptables dans le cadre de la profession.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà préoccupant, puisque, en juillet dernier, un autre animateur du même établissement a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des enfants. Cet homme, âgé d’une trentaine d’années, avait été placé en détention provisoire avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de se rendre dans les Landes et de contacter des enfants. À ce jour, quatorze plaintes ont été déposées par des familles, selon l’association SOS Périscolaire.
En réponse à ces incidents, un « fichier des interdits d’écoles » est en projet, visant à empêcher les enseignants et animateurs mis en cause pour des comportements inappropriés avec des mineurs d’accéder aux établissements scolaires. Ce projet de loi, soutenu par le ministre de l’Éducation nationale, doit encore être examiné par le Sénat en octobre.
Source : Franceinfo.

