Ancien catalogue d’étoiles découvert dans un parchemin médiéval en Europe

Le plus ancien catalogue d’étoiles retrouvé dans un parchemin du Moyen Âge

Découverte d’un ancien catalogue d’étoiles dans un palimpseste médiéval

Un palimpseste retrouvé dans le monastère Sainte-Catherine, situé dans le Sinaï, a révélé des fragments d’un catalogue d’étoiles attribué à l’astronome grec Hipparque de Nicée, datant du IIe siècle avant notre ère. Cette découverte, effectuée par une équipe dirigée par Mike Phelps, directeur de la Bibliothèque électronique de manuscrits anciens, souligne l’importance de l’imagerie multispectrale dans l’étude des manuscrits historiques.

Contexte de la découverte

Le palimpseste contient un texte en ancien syriaque, une langue historiquement utilisée en Syrie, qui traduit un guide ascétique intitulé L’Échelle du paradis, écrit par Jean Climaque au VIIe siècle. Ce texte a été copié sur des parchemins recyclés, une pratique courante dans les monastères médiévaux pour des raisons économiques, le parchemin étant plus coûteux et plus durable que le papier.

Depuis la fin du XIXe siècle, les historiens ont déchiffré de nombreux palimpsestes, permettant de retrouver des textes anciens perdus. L’équipe de Phelps a utilisé des caméras multispectrales pour photographier les feuillets, révélant des passages jusqu’alors indéchiffrables.

Données et méthodologie

Peter Williams, spécialiste des traditions anciennes du Nouveau Testament, a dirigé l’analyse du texte effacé. Au début de l’année 2021, en pleine pandémie de Covid-19, il a identifié des coordonnées astronomiques dans le palimpseste. Ce texte, sans précédent dans la littérature antique, sert de commentaire astronomique aux Phénomènes d’Aratos de Soles. Les données recueillies ont permis de recouvrer les coordonnées de quinze étoiles, confirmant ainsi l’existence d’un catalogue d’étoiles d’Hipparque.

Conséquences de la découverte

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives sur l’histoire de l’astronomie et souligne l’importance des méthodes modernes d’imagerie dans la recherche documentaire. Elle pose également des questions sur les instruments utilisés par Hipparque et sur la circulation des connaissances astronomiques dans l’Antiquité.

Source : Pour la Science.

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