Analyse des événements indésirables graves chez des patients en fin de vie
La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié une analyse des déclarations d’événements indésirables graves associés aux soins (EIGS) survenus chez des patients en fin de vie. Ces événements, définis par le code de la santé publique, incluent des situations inattendues pouvant entraîner des conséquences graves, telles que le décès ou des déficits fonctionnels permanents.
Depuis 2017, la HAS reçoit des déclarations d’EIGS, pseudonymisées par les agences régionales de santé (ARS), afin de produire un bilan annuel. Cependant, la HAS souligne une sous-déclaration significative de ces événements en France, limitant ainsi la valeur épidémiologique des données recueillies. Ces déclarations permettent néanmoins d’éclairer les circonstances des accidents et d’orienter les actions pour améliorer la sécurité des patients.
Les patients en fin de vie, souvent très vulnérables, sont confrontés à des risques spécifiques liés à leur état de santé, à leur dépendance aux soins, ainsi qu’à la complexité des traitements. La HAS note que l’évolution des attentes sociétales et le renforcement des droits des patients nécessitent une meilleure objectivation des risques associés aux soins en fin de vie.
Pour améliorer la sécurité des patients en fin de vie, la HAS recommande plusieurs actions, notamment :
- Renforcer la formalisation et le partage du plan personnalisé de soins.
- Consolider la coordination des parcours de fin de vie.
- Réévaluer régulièrement les situations de fin de vie.
- Sécuriser l’utilisation des médicaments à risque.
- Mieux évaluer le risque suicidaire.
- Développer les compétences du personnel impliqué dans ces soins.
Ces recommandations visent à garantir une prise en charge continue et adaptée aux besoins des patients en fin de vie.
Source : Haute Autorité de Santé (HAS)

