Amnesty International dénonce des exécutions de soldats maliens comme des « crimes de guerre »
Amnesty International a récemment condamné des exécutions de soldats maliens, qualifiant ces actes de « crimes de guerre ». Cette déclaration fait suite à une embuscade survenue le 18 juillet 2023, où au moins cinquante soldats de l’armée malienne ont été tués par des jihadistes du Jnim, affiliés à al-Qaïda, ainsi que par des indépendantistes du FLA, dans la région de Tabrichat, entre Anefis et Gao, au Nord du Mali.
Selon les rapports, certains des soldats tués avaient déjà déposé les armes et étaient désarmés au moment de leur exécution. Hamza Ag Iyad, fils d’Iyad Ag Ghaly, le chef du Jnim, apparaît sur des images diffusées par les jihadistes, renforçant l’authenticité des accusations. Deux semaines après l’attaque, Amnesty International a analysé plusieurs vidéos des exécutions, confirmant la nature violente et illégale de ces actes.
L’ONG de défense des droits humains a appelé à une enquête internationale pour faire la lumière sur ces événements tragiques et tenir les responsables pour compte. Ces révélations soulignent la gravité de la situation sécuritaire au Mali, où les conflits armés continuent de provoquer des pertes humaines considérables.
Source : RFI


