Agressée parce qu’elle est une femme noire : Aminata Pouye, victime d’une attaque raciste
L’équipe de campagne d’Aminata Pouye a dénoncé l’agression raciste dont a été victime la candidate pour les élections sénatoriales dans la nuit du 8 au 9 août 2026. La tête de liste de « La Gauche au Sénat » a été la cible d’insultes racistes en sortant du tramway à Talence, près de Bordeaux, en Gironde.
Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 août 2026, Aminata Pouye a été victime d’une attaque raciste en descendant du tramway à Talence, près de Bordeaux, a annoncé ce lundi matin 10 août la liste « La Gauche au Sénat », soutenue par La France Insoumise. La conseillère en emploi est à la tête de cette liste qui est en lice pour les élections sénatoriales du 27 septembre prochain.
Quatre hommes ont arrêté leur véhicule à côté d’elle, ont proféré des injures racistes à son encontre tout en lui aspergeant le visage d’un liquide inconnu qui lui a immédiatement provoqué une irritation des yeux. Le caractère raciste de cette agression ne fait aucun doute, compte tenu des propos tenus, dénonce son équipe de campagne dans un communiqué.
« Ensuite, ils sont très rapidement partis en rigolant, » décrit Enzo Blanchard, directeur de campagne d’Aminata Pouye. « Elle n’a malheureusement pas eu le temps de voir la plaque d’immatriculation. » La candidate a d’ores et déjà déposé plainte. Elle revenait d’un déplacement de campagne pour tenter de convaincre des grands électeurs, dans cette élection où seuls les élus locaux et les députés peuvent voter.
Selon Enzo Blanchard, la conseillère en emploi n’a pas été attaquée pour son engagement politique, alors qu’elle ne portait sur elle aucun signe permettant de la rattacher à LFI : « Elle a été agressée parce qu’elle est une femme noire. »
L’équipe de campagne de « La Gauche au Sénat » a exprimé son soutien indéfectible à Aminata et a dénoncé fermement ces actes racistes, les qualifiant de lâcheté représentative de l’extrême droite. « Cela la rend plus déterminée que jamais à continuer le combat antiraciste, » a ajouté Enzo Blanchard.
Le directeur de campagne a également précisé que sa candidate est « choquée » et « en colère » après cette attaque, qui témoigne d’une « volonté d’humiliation ».
En juin dernier, Nordine Raymond, ex-candidat LFI à la mairie de Bordeaux, avait lui aussi porté plainte après avoir reçu 10 000 messages racistes durant la campagne. Ses colistiers Karfa Diallo et Pierre Benaïm avaient également subi des agressions similaires.
(Source : France 3 Régions)



