Amélia Lakrafi : de l'enfance interdite à l'Assemblée nationale - Des femmes, des combats

Amélia Lakrafi : de l’enfance interdite à l’Assemblée nationale

Née à Casablanca, Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger et ancienne commandante de réserve en cyberdéfense, incarne un parcours de résilience face à une enfance marquée par la violence. Son père, qui ne la désirait pas, a tenté de faire en sorte que sa mère la perde avant sa naissance. Aujourd’hui, elle se bat pour les femmes victimes de violences conjugales à l’étranger.

Une enfance sous la violence

Amélia Lakrafi est la troisième d’une fratrie de six enfants. Sa mère, qui a divorcé alors qu’Amélia avait treize ans, a lutté pour échapper aux violences de son mari. Amélia a été surnommée « la muette » par sa mère, un reflet de sa souffrance à la maison. Malgré cela, elle a réussi à afficher un visage souriant en public.

Se reconstruire, envers et contre tout

Sous l’influence de son médecin de famille, Robert Lestra, elle a développé une ambition qui l’a conduite à exceller académiquement. À 27 ans, elle est devenue la plus jeune directrice financière du groupe BNP Paribas. Elle a également fondé des entreprises de cybersécurité et intégré la réserve citoyenne de l’armée de terre. Sa devise, « Si quelqu’un l’a fait, je peux le faire », témoigne de sa détermination. Elle a été surnommée « Mère Teresa » par ses proches pour son engagement envers les autres.

Députée, une voix pour les Français de l’étranger

Élue députée en 2017, puis réélue en 2022 et 2024, Amélia Lakrafi défend les droits des Françaises expatriées, un sujet peu abordé jusqu’alors. Depuis le Grenelle des violences conjugales de 2019, elle met en lumière les violences subies par ces femmes loin de leurs repères. Elle alerte sur le « syndrome Brad Pitt », soulignant que le statut d’expatrié n’implique pas une transformation personnelle. Elle conseille aux victimes de se tourner vers le consulat ou la plateforme Sororité, qui offre un soutien aux femmes en danger.

Plus d’informations

Amélia Lakrafi a fondé en 2020 l’ONG FIBRE, visant à fédérer les associations de bienfaisance des Français de l’étranger. La plateforme Sororité, quant à elle, est une ressource mondiale pour celles qui font face à des violences, à l’isolement ou au harcèlement.

Source : RFI

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