Alpes-Maritimes : Un juge d’instruction saisi après des accusations de viols et agressions sexuelles dans une école maternelle
L’enquête sur de présumées violences sexuelles commises au sein d’une école maternelle de Saint-Laurent-du-Var prend un tournant judiciaire significatif. Le procureur de la République de Grasse a annoncé, ce mardi 23 juin, l’ouverture d’une information judiciaire suite au dépôt de quatre plaintes avec constitution de partie civile. Un juge d’instruction est désormais chargé des investigations concernant les accusations visant un enseignant de moyenne section.
L’affaire débute le 1er octobre 2025, lorsque deux familles déposent plainte après que leurs enfants, âgés de 3 et 4 ans, aient fait des confidences. L’une des mères a remarqué un changement de comportement chez son fils, qui lui a décrit des gestes pouvant correspondre à des violences sexuelles de la part de son enseignant. Face à ces signalements, le parquet de Grasse a ouvert une enquête préliminaire.
Les enfants ont été entendus dans une salle spécialement aménagée pour recueillir la parole des mineurs. Cependant, le 21 octobre 2025, le parquet a classé les deux premières plaintes sans suite, jugeant qu’aucun élément ne permettait de soupçonner la réalité des faits dénoncés. Le procureur a évoqué des incohérences dans les déclarations, l’impossibilité de localiser précisément les faits, ainsi que l’absence de signes de souffrance post-traumatique relevés par l’expertise psychologique.
L’enseignant, en poste depuis plus de dix ans, conteste fermement les accusations et n’avait jamais fait l’objet d’un signalement auparavant. L’ouverture d’une information judiciaire, bien que ne constituant pas une mise en cause supplémentaire de l’enseignant, est obligatoire dans le cadre d’une plainte avec constitution de partie civile. Cette procédure permettra au juge d’instruction d’effectuer de nouvelles investigations, tant à charge qu’à décharge. L’enseignant visé par les accusations reste présumé innocent.
Source : Nice Mag.
