Alexandre Dumas, roi des page-turners ?
Alexandre Dumas continue de bénéficier d’une réhabilitation marquée, illustrée par la récente adaptation des Trois Mousquetaires et le succès de celle du Comte de Monte-Cristo, mettant en vedette Pierre Niney. De plus, l’œuvre d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Je voulais vivre, qui présente Milady de Winter comme héroïne, a touché un large public. La Pléiade a récemment réuni en deux volumes le « cycle des Valois », comprenant La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, soit plus de 2 700 pages de contenu, offrant ainsi une lecture enrichissante pour l’été.
Tout débute en 1844, alors qu’un Dumas âgé de 42 ans est déjà une figure emblématique des lettres françaises. Avec le succès des Trois Mousquetaires et le bon départ du Comte de Monte-Cristo, il choisit de se consacrer au roman-feuilleton historique. Ce dernier cycle, publié entre 1845 et 1848, met en scène la cour des derniers Valois, notamment Catherine de Médicis et ses enfants, dans le contexte tumultueux des guerres de religion des années 1570-1580. L’édition actuelle invite également à consulter son appareil critique, rappelant que Dumas a souvent été critiqué au XIXe siècle pour son style jugé commercial.
La Reine Margot – La Dame de Monsoreau – Les Quarante-cinq par Alexandre Dumas, La Pléiade/Gallimard, coffret deux volumes, 2 720 p., 136 €.
Source : L’Express.
