Une photo de notre enfant sur les réseaux peut être récupérée par des pédophiles

La députée des Alpes-Maritimes, Alexandra Martin, a présenté, ce mercredi 24 juin 2026, une proposition de loi lors d’une conférence de presse à Paris, visant à lutter contre la pédocriminalité en ligne et les violences sexuelles sur mineurs. Cette initiative inclut la criminalisation de la création de deepfakes à des fins malveillantes.

Dans son discours, l’élue (LR) de la huitième circonscription a souligné la dangerosité croissante d’Internet en matière de violences sexuelles et sexistes. Elle a affirmé : « Il y a urgence car il y a un continuum entre les violences sexuelles commises sur les enfants dans le réel et celles commises dans le monde virtuel. » Le texte met en avant les nouveaux outils qui facilitent des actes graves, tels que la diffusion de contenus intimes sans consentement et le cyberharcèlement.

Alexandra Martin a averti que le domaine virtuel connaît une explosion de la pédocriminalité, avec des conséquences directes pour les victimes. Elle a déclaré : « Quand on met une photo de notre enfant sur les réseaux sociaux, elle peut être récupérée par des pédophiles qui vont les trafiquer et alimenter des millions de bibliothèques pédophiles dans le monde. »

Accompagnée de membres d’associations de protection de l’enfance, Martin a insisté sur l’urgence d’agir face à l’augmentation des pratiques pédocriminelles. Angèle Lefranc, responsable du plaidoyer de la Fondation pour l’Enfance, a également exprimé des inquiétudes concernant la diffusion en ligne de contenus d’agression.

Depuis 2018, les contenus pédocriminels sur Internet sont en constante augmentation, avec un volume multiplié par quatre, selon Alejandra Mariscal Lopez, directrice de l’association Point de Contact. En 2025, plus de 35 000 contenus pédocriminels ont été identifiés, avec des difficultés croissantes d’identification dues à l’intelligence artificielle.

La proposition de loi vise également à criminaliser la création de deepfakes, qui sont des contenus audio, photo ou vidéo modifiés par des techniques d’intelligence artificielle. Martin a déclaré : « Nous souhaitons criminaliser la création de deepfakes à des fins de chantage auprès des enfants pour obtenir des faveurs financières, sexuelles. »

Le sujet de la protection de l’enfance a récemment gagné en visibilité, notamment à la suite de l’affaire Lyhanna, suscitant des rassemblements citoyens pour demander plus de moyens à la justice.

En parallèle, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a remis au gouvernement un bilan alarmant. Chaque année, environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, et un enfant est victime d’un viol ou d’une agression sexuelle toutes les trois minutes.

Pour plus d’informations, consultez la source principale : ICI Côte d’Azur.

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