C’est dégoûtant : Le coup de gueule d’une riveraine à Alençon
Alençon, Orne — Du haut de son balcon, Janine Guadagny, 86 ans, exprime son indignation face à l’état de sa rue, le Dr Albert-Calmette, dans le quartier de Courteille. Ce mardi 21 juillet 2026, elle déclare : « On va me prendre pour une rouspéteuse, mais on ne va quand même pas me dire que ça, c’est entretenu ! »
La scène qu’elle observe est effectivement préoccupante : des herbes folles ont poussé jusqu’aux cuisses sur le trottoir et devant les marches menant aux appartements. De plus, des sacs-poubelles traînent à proximité depuis plusieurs jours, attirant les animaux et provoquant un désagrément olfactif. « C’est dégoûtant et ça attire les mouches », s’agace-t-elle.
Un entretien insuffisant
Le problème persistant semble résider dans un entretien quasi inexistant. « Le désherbage est effectué une ou deux fois par an, tout au plus », précise Janine, qui a alerté la mairie il y a plus de deux ans. « Les services sont au courant, mais rien ne change. » Selon elle, cet endroit, où elle réside depuis 1962, est devenu « abandonné ».
Elle souligne également une augmentation de 11 % de la taxe foncière en trois ans, ce qui lui semble injustifié au regard des services offerts. « Plus de 2 000 € d’impôts fonciers, c’est cher payé pour une rue dans cet état », déclare-t-elle.
Revendications et solutions
Janine réclame un entretien plus régulier et des conteneurs à poubelles pour les habitants de l’immeuble, qui ne peuvent pas conserver leurs déchets dans leurs petits appartements. Actuellement, la collecte des ordures ménagères se fait une fois par semaine, ce qui lui semble insuffisant par rapport à d’autres zones de la ville.
Réaction des autorités
L’immeuble concerné appartient à Logissia, le bailleur social. Christophe Peltier, adjoint au directeur général de Logissia, a indiqué que l’entretien avait finalement eu lieu « la veille » de son intervention. Il a précisé que l’association d’insertion sociale Le Collectif d’Urgence est responsable de l’entretien, avec un contrat prévoyant 13 tontes par an.
Janine a confirmé que des agents étaient intervenus, réalisant des travaux qu’elle n’avait jamais vus auparavant, notamment l’utilisation d’un désherbeur thermique.
Concernant les déchets, Logissia as faire des rappels à l’ordre pour éviter les dépôts en dehors des collectes et propose de rencontrer les résidents pour discuter de la gestion des ordures ménagères. Christophe Peltier a expliqué que l’absence de conteneurs est due à l’absence de local poubelles dans l’immeuble.
Source : L’Orne hebdo