Présidence de la FIFA : Aleksander Ceferin renonce à se présenter contre Gianni Infantino
Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a annoncé qu’il se retire de la course à la succession de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA. Bien qu’il ne se présente pas, Ceferin s’attend à ce qu’un candidat conteste le leadership d’Infantino lors du Congrès de la FIFA prévu pour mars 2027.
Infantino a récemment subi des pressions pour démissionner après avoir abandonné un projet controversé qui visait à vendre des parts des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés, une initiative qui a suscité une forte opposition. L’UEFA a été au cœur de cette contestation, ses membres ayant voté pour un boycott des Coupes du monde si le projet n’était pas annulé, tout en affirmant avoir perdu confiance en Infantino.
Ceferin, âgé de 57 ans, était considéré comme un challenger potentiel, mais a déclaré qu’il ne souhaitait pas se porter candidat. Dans un podcast, il a expliqué : « Je ne suis pas intéressé pour deux raisons. D’une part, j’aime l’UEFA et j’aime travailler ici, et d’autre part, je pense qu’à un certain moment, il est temps de profiter un peu de la vie. » Il a également souligné que sa crédibilité serait plus élevée s’il ne se présentait pas.
Ceferin a évoqué deux scénarios possibles pour Infantino : soit il se rend compte qu’il n’a pas le soutien nécessaire, soit il se présente aux élections, auquel cas il pourrait faire face à un concurrent. La proposition abandonnée d’Infantino, qui impliquait la création d’une société pour gérer les droits commerciaux de la FIFA, avait été très critiquée.
Des fédérations de football, y compris celles des nations britanniques, ont retiré leur soutien à Infantino, tandis qu’il conserve celui de la Conmebol et de la CAF. Infantino, qui a été secrétaire général de l’UEFA pendant neuf ans, continue de chercher du soutien à travers le monde.
Ceferin a également critiqué le projet d’Infantino, le qualifiant de « pire que la Super League », soulignant que ce dernier vendrait littéralement le football. Il a insisté sur le fait que ce projet est désormais « mort et enterré ».
Ce développement dans le monde du football survient alors qu’Infantino fait face à des critiques croissantes, notamment en raison de ses relations avec des figures politiques comme l’ancien président américain Donald Trump.
Source : BBC News.



