« Une colossale arnaque » : à Biarritz, Alda dénonce les pratiques frauduleuses d’un coliving

Une colossale arnaque : Alda dénonce les pratiques frauduleuses d’un coliving à Biarritz

Des militants ont récemment recouvert la façade du coliving « Les Ateliers de la Côte » de tracts dénonçant des pratiques frauduleuses. Selon eux, ce lieu offre des logements ne respectant pas les critères de décence, utilise un bâtiment à vocation commerciale et industrielle pour l’habitation, impose des loyers abusifs et ne restitue pas les dépôts de garantie. L’enseigne a été transformée en « Les Ateliers de la fraude » à l’aide d’un collage.

Xebax Christy, porte-parole d’Alda, a déclaré : « Aux Ateliers de la Côte, il était possible de faire du coworking et du coliving, ce qui équivaut surtout à une colossale arnaque. Derrière l’apparence d’un lieu branché, c’est une tout autre réalité qu’ont rencontrée les locataires, souvent étudiants, précaires et sans autre solution pour se loger. »

À l’étage, les chambres sont présentées comme sommaires, certaines n’ayant aucune ouverture vers l’extérieur. Des cloisons empêchent l’ouverture des Velux. Les militants montrent des photographies d’une chambre exiguë équipée d’un lit une place, d’une table de chevet et d’un petit bureau, où huit locataires partageaient une unique salle de bains au rez-de-chaussée, dont la porte de douche ne fermait pas, le tout pour 490 euros par mois, hors charges.

Si certains occupants n’avaient aucun bail, d’autres signaient un « contrat de prestation de service », un type de contrat souvent utilisé dans le cadre du coliving. Alda souligne que le coliving se développe dans un contexte de tension sur le marché du logement, entraînant des pratiques frauduleuses. Ainize Butron, également porte-parole de l’association, a ajouté que cela s’apparente à des « colocations forcées », où les locataires, faute de logements disponibles, se retrouvent dans des conditions inacceptables.

Parmi les personnes ayant alerté Alda figure Kra Kouassi, qui a choisi ce logement recommandé par son organisme de formation. Elle a déclaré : « Tout était en bois. Ce n’était pas du tout insonorisé, comme si je vivais avec mon voisin. » Après deux jours dans ces conditions, elle a quitté les lieux, mais n’a toujours pas récupéré sa caution ni son loyer, soit plus de 700 euros, huit mois après son départ. Ses démarches pour obtenir un remboursement se heurtent à l’absence de bail.

Alda a lancé un appel à témoins, invitant « tous les locataires ayant été victimes des Ateliers de la Côte » à contacter l’association.

Source : Alda

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