Aksoum : La capitale oubliée d’Éthiopie
Fait principal
Aksoum, autrefois capitale d’un empire africain majeur, est aujourd’hui un symbole du déclin des puissances commerciales et un enjeu de mémoire, particulièrement dans le contexte de la guerre civile du Tigré.
Contexte factuel
Au IIIᵉ siècle, le prophète perse Mani classait Aksoum parmi les quatre plus grands empires du monde, avec Rome, la Perse et la Chine. L’empire d’Aksoum, qui a prospéré du Ier au VIIᵉ siècle, contrôlait le port d’Adulis sur la mer Rouge, facilitant les échanges commerciaux entre l’Empire romain, l’Arabie et l’Inde. À son apogée, la ville d’Aksoum comptait environ 20 000 habitants et était réputée pour ses avancées culturelles, notamment l’adoption du christianisme au IVᵉ siècle sous le règne du roi Ezana.
Données ou statistiques
Le déclin d’Aksoum est attribué à plusieurs facteurs, incluant des causes écologiques comme la xploitation des sols, et plus significativement, le déplacement des routes commerciales avec l’ascension de l’islam au VIIᵉ siècle. La ville a été gravement touchée par la guerre civile qui a ravagé le Tigré entre 2020 et 2022, marquée par des violences extrêmes et un massacre de civils en 2020.
Conséquence directe
La lutte pour la mémoire d’Aksoum illustre les enjeux identitaires en Éthiopie, où chaque camp revendique son héritage, notamment celui de la plus ancienne chrétienté d’Afrique. La ville, bien que déchue, demeure un site d’importance spirituelle et historique pour le pays.
Source : Conflits



