Publié le 16 juin 2026 à 7h37 – Dernière mise à jour le 16 juin 2026 à 7h37
« On ne veut plus de cette Métropole-là ». C’est l’antienne entendue -de la gauche à la droite en passant par le centre- à la sortie de la conférence des maires de la Métropole au Pharo. On s’attendait à une réunion houleuse après l’avis rendu par la Chambre régionale des comptes qui impose des économies de 118 millions d’euros avec des coupes sombres un peu partout. Mais rien de tout cela « l’œcuménisme », voulu par le président, Nicolas Isnard, a perduré.

« La Métropole n’est plus viable »
Le refus de voter le budget en raison d’un déficit important et la saisine de la Chambre régionale des comptes par le préfet ont conduit à une conclusion unanime : la Métropole actuelle n’est plus viable. Ce constat est partagé par des élus de tous bords. « Elle n’a pas assez de recettes pour couvrir ses dépenses », a affirmé Nicolas Isnard, président (LR) de l’Assemblée, soulignant qu’il est nécessaire de repenser le modèle économique de la Métropole.
« Elle est mal née »
Benoît Payan, le maire de Marseille, a ajouté que « finalement on est en train de payer quelque chose qui est mal né », prévoyant que le déficit pourrait atteindre 240 millions d’euros l’année prochaine. Il a insisté sur le fait que ce modèle économique n’est plus acceptable.
« L’État le confirme, sous le manteau »
Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence, a évoqué les problèmes structurels de la Métropole, indiquant qu’une intercommunalité qui doit toucher aux budgets de fonctionnement des communes est un signe alarmant. Elle a cité une phrase de sa mère, ancienne maire de la ville, soulignant la dégradation de la situation.
« Fin d’un système »
Jean-David Ciot, maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, a déclaré que « nous sommes à la fin d’un système », appelant l’État à soutenir Marseille dans le financement de ses transports. La question du financement est devenue cruciale pour l’avenir de la Métropole.
La fin après 10 ans ?
La Métropole, qui a été créée il y a dix ans, semble désormais faire face à un rejet généralisé. Les tensions internes et le manque de soutien de l’État ont exacerbé la situation. La Chambre régionale des comptes a également soulevé des problèmes structurels.
Message clair
Les maires ont exprimé la nécessité de repenser la Métropole, tant dans ses compétences que dans son financement et ses frontières. Nicolas Isnard a souligné l’importance de cette réforme pour l’avenir de la Métropole.
Fiscalité obsolète
Le maire de Marseille a dénoncé une fiscalité dépassée, qui pénalise la ville. « On vit dans une réalité qui a 30 ans aujourd’hui », a-t-il déclaré, appelant à une révision des aides de l’État.
Un EPCI transports ?
Sophie Joissains a proposé la création d’un Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) dédié aux transports, une idée qui a reçu un soutien de Nicolas Isnard et semble susciter l’intérêt du préfet.
Une task force
Trois élus ont été mandatés pour porter cette demande de réformes au plus haut niveau de l’État. La situation de la Métropole reste précaire, et le préfet doit prochainement se prononcer sur le budget 2026.
Source : Destimed
