Aîné ou cadet : la place dans la fratrie associée à des risques de santé différents
Une étude récente publiée le 3 août dans la revue Nature Health révèle que la position d’un enfant dans la fratrie, qu’il soit aîné ou cadet, pourrait influencer son risque de développer diverses pathologies. Bien que les résultats soient significatifs, ils ne sous-entendent pas que l’ordre de naissance détermine la santé future d’un individu.
Les chercheurs des universités de Chicago et Columbia ont examiné les données médicales de plus de 10,2 millions de personnes issues de 5,1 millions de familles américaines comptant deux enfants. Ils ont analysé 569 maladies, dont 418 avaient un nombre de cas suffisant pour permettre une comparaison robuste. Pour minimiser l’influence de la génétique et des facteurs socio-économiques, les scientifiques ont employé deux méthodes : la comparaison d’aînés et de cadets issus de familles différentes mais similaires, ainsi que l’analyse des parcours de santé des deux enfants d’une même famille. Au total, 150 maladies ont montré une association statistiquement significative avec l’ordre de naissance, touchant des domaines variés tels que la santé mentale, les allergies et les troubles musculosquelettiques.
Les résultats les plus marquants concernent les troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques. Les données indiquent que les cadets ont une probabilité de diagnostic d’autisme inférieure de 26 % par rapport aux aînés. De plus, l’écart pour le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est d’environ 7 %. Les premiers-nés présentent également des diagnostics plus fréquents de tics, de troubles obsessionnels compulsifs, d’anxiété et de dépression, un phénomène souvent accentué chez les garçons.
En ce qui concerne les maladies allergiques, les aînés sont plus souvent concernés. Les cadets ont une probabilité de diagnostic d’allergies alimentaires inférieure d’environ 20 % et de 9 % pour la rhinite allergique. Des affections comme l’asthme et l’acné sont également légèrement plus fréquentes chez les aînés.
Ces résultats soulignent l’importance de la position dans la fratrie en matière de santé, mais il est essentiel de rappeler qu’ils ne déterminent pas de manière absolue l’état de santé futur d’un enfant.
Source : Nature Health



