Après un été caniculaire, les aides d’urgence se mettent en place en Vaucluse
La canicule, la sécheresse et le manque d’eau ont gravement affecté les exploitations agricoles du Vaucluse cet été. Les services de l’État s’emploient désormais à adapter le plan d’urgence annoncé par la ministre de l’Agriculture, en tenant compte des disparités de dégâts selon les territoires.
Les fortes chaleurs estivales n’ont pas épargné l’agriculture vauclusienne. « Potentiellement, toutes les productions ont pu être touchées », souligne Édouard Brodhag, directeur départemental des Territoires. Toutefois, les impacts varient d’une exploitation à l’autre, principalement en fonction de l’accès à l’eau. Les exploitations avec un système d’irrigation ont généralement mieux résisté, contrairement à celles qui n’en disposaient pas.
Face à cette situation, les services de l’État élaborent un plan d’urgence spécifique pour le Vaucluse, suite à l’annonce d’un dispositif national de 1,5 milliard d’euros le 4 septembre 2026. Ce plan inclut 14 mes, dont certaines visent à simplifier les procédures administratives, tandis que d’autres prévoient des aides financières pour les agriculteurs touchés.
L’objectif est de mobiliser un milliard d’euros d’ici décembre 2026. Plusieurs dispositifs d’aide sont envisagés, notamment pour les engrais azotés, le carburant, et une indemnité de solidarité nationale (ISN) pour les agriculteurs non assurés ayant subi des pertes significatives.
Le plan inclut également un nouveau fonds destiné à éviter que les difficultés rencontrées cette année n’entraînent des conséquences durables sur les exploitations. Au-delà de l’indemnisation immédiate, il s’agit d’aider les agriculteurs à préparer la prochaine campagne, en leur permettant d’acheter des semences et de financer les dépenses nécessaires pour relancer leur activité.
Pour l’indemnité de solidarité nationale, les services de l’État doivent faire remonter la situation du Vaucluse d’ici le 17 septembre, avec l’ambition d’identifier 80 % des dossiers concernés à cette date. À partir du 1er octobre, une procédure en ligne via « Démarches simplifiées » sera mise en place pour permettre aux agriculteurs de déposer leurs demandes.
Les exploitants touchés sont donc encouragés à se faire connaître auprès des services compétents, alors que les modalités précises des différents dispositifs sont encore en cours d’élaboration.
Source : ici.fr

