Aide-soignante dans le public, je m’occupe de vos parents : voici ce que je gagne vraiment
Sandrine, 22 ans, exerce le métier d’aide-soignante dans un EHPAD public de la Sarthe. Elle a intégré l’Institut de formation d’aides-soignants (IFAS) du Mans après son baccalauréat et a obtenu son diplôme d’État (DEAS) un an plus tard. Sandrine a ensuite réussi un concours pour devenir titulaire dans la fonction publique. Elle a d’abord travaillé pendant un an en médecine gériatrique à l’hôpital, avant de rejoindre l’EHPAD en 2023.
Dans son rôle actuel, Sandrine accompagne les résidents dans leurs activités quotidiennes, réalise des soins d’hygiène et participe à des animations. Elle est également impliquée dans le Projet d’accompagnement personnalisé (PAP) de l’établissement. Les résidents, souvent âgés et nécessitant des soins médicaux lourds, lui permettent d’apprendre de nouvelles pratiques de soins, même si cela l’oblige parfois à sortir de son cadre de travail habituel.
Les conditions de travail de Sandrine sont difficiles, notamment lors des journées où l’équipe soignante est en sous-effectif. Elle rapporte que ces situations, fréquentes, l’obligent à réduire le temps consacré à chaque patient, ce qui génère un sentiment d’insatisfaction. L’EHPAD est conscient de cette problématique, cherchant activement du personnel sans succès, en raison de l’attractivité limitée du métier.
En tant qu’aide-soignante territoriale de classe normale, Sandrine perçoit environ 2 100 euros bruts par mois pour un temps de travail de 35 heures par semaine, soit environ 1 600 euros nets. À cela s’ajoute une prime spéciale de sujétion (PSS) d’environ 170 euros bruts par mois. Cette rémunération, qu’elle juge faible mais évolutive, ne lui permet pas d’accéder à un logement indépendant. Actuellement, elle vit dans un studio indépendant aménagé par ses parents, ce qui lui permet de conserver une certaine autonomie tout en maîtrisant ses dépenses.
Source : Le Figaro Emploi
