Éoliennes en mer : une aide de 58 millions d’euros pour le port de Brest
Le port de Brest a été sélectionné pour bénéficier d’une aide de l’État de 58 millions d’euros, dans le cadre d’un appel à projets piloté par l’Ademe, visant à financer les infrastructures portuaires pour le développement de l’éolien flottant. Cette annonce, qui sera faite par le gouvernement ce jeudi 30 juillet, a été confirmée par le ministère chargé de l’Énergie et le ministère des Transports.
Quatre autres ports français recevront également des financements : Cherbourg (10,5 millions d’euros), Nantes Saint-Nazaire (60 millions d’euros), Port-la-Nouvelle (48 millions d’euros) et Marseille Fos (82 millions d’euros), portant le total des aides à 258,5 millions d’euros sur un investissement global d’un milliard d’euros.
Cette enveloppe est jugée essentielle pour « préparer la France aux grands défis stratégiques et lui permettre de retrouver sa souveraineté énergétique », comme l’a souligné le ministère de l’Énergie, en écho au discours d’Emmanuel Macron en 2022, qui appelait à l’accélération du développement des énergies renouvelables.
À Brest, le projet d’assemblage et de mise à l’eau des flotteurs a été déterminant pour l’obtention de cette aide. Maud Bregeon, ministre chargée de l’Énergie, a affirmé que ces investissements transformeront un objectif énergétique en une ambition industrielle. Le projet Inflow permettra l’assemblage et la mise à l’eau d’une trentaine de flotteurs par an pour les infrastructures éoliennes de la façade Atlantique.
Les éoliennes flottantes, qui peuvent atteindre la hauteur d’une Tour Eiffel, nécessitent des zones d’assemblage spacieuses, équivalentes à la taille d’un terrain de football. Les investissements prévus doivent permettre d’adapter les ports avec des infrastructures adéquates, telles que des quais et des grues plus importantes. Christophe Chabert, président du directoire de BrestPort, a précisé que cette aide permettra de renforcer la capacité du polder, qui passera de quatre à dix tonnes par mètre carré.
Avec cette montée en puissance, le polder, qui couvre plus de 40 hectares, sera en me de répondre à une demande croissante. Loïg Chesnais-Girard, président de la région, a souligné que cet appel d’offres vise à rendre les ports compétitifs sur les marchés européens, en faisant de Brest une base industrielle pour le développement de champs éoliens.
Source : Le Télégramme
