Aide à mourir : Saisine du Conseil constitutionnel par le gouvernement
L’Assemblée nationale a voté, mercredi 15 juillet, pour la quatrième et dernière fois la loi sur le droit à l’aide à mourir. Cette réforme sociétale, qui a déjà été adoptée trois fois par les députés mais rejetée à trois reprises par le Sénat, soulève des débats profonds au sein de la société française et parmi les parlementaires.
Le Premier ministre a annoncé qu’il comptait saisir le Conseil constitutionnel sur certaines dispositions du texte, une décision prise en concertation avec Emmanuel Macron. Selon des sources proches du président, cette démarche vise à renforcer la légitimité de la loi et à « aller au bout du processus démocratique ». Ce processus a été précédé par une Convention citoyenne sur la fin de vie, qui a conduit à un consensus et à trois lectures dans les deux chambres du Parlement.
Le chemin législatif a été marqué par des hésitations, le président Macron n’ayant jamais fait de ce sujet un axe central de sa campagne de 2022. Les partisans de la loi interprètent la saisine comme un geste vers la droite et une preuve d’incertitude de l’exécutif.
Dans un contexte où la division sur cette question est palpable, l’absence de Gabriel Attal, représentant du camp macroniste, lors du vote a également été remarquée, soulignant peut-être les tensions internes.
Source : France Inter

