Affaire Lyhanna: «On invite les enfants à parler, mais on ne les écoute pas»

Affaire Lyhanna : « On invite les enfants à parler, mais on ne les écoute pas »

C’est une petite fille de 3 ans, qui raconte avoir eu peur d’un loup dans les toilettes du périscolaire. « Est-ce que l’éducateur t’a protégée ? » demande la maman. « C’était lui, le loup. Il aboyait », répond l’enfant. Elle évoque ensuite « quelque chose » qui s’est ouvert et lui a fait très mal. Ailleurs, un garçon explique que son tonton a fait un « pipi blanc » sur lui. Une fillette pense que son beau-père avait perdu un objet et qu’il le « cherchait dans sa zézette ».

Le terme infans, en latin, signifie « celui qui ne parle pas ». Pourtant, ces mots d’enfants, rapportés par des professionnels, témoignent du contraire. Dans de nombreuses affaires de violences sexuelles, les victimes mineures ne restent pas silencieuses. Le problème réside moins dans leur capacité à s’exprimer que dans l’attention qui leur est accordée.

D’après des études, les enfants victimes de violences sexuelles parlent souvent de leurs expériences, mais leurs témoignages sont parfois minimisés ou ignorés par les adultes. Une enquête récente de l’INSEE révèle que 1 enfant sur 10 a déjà été victime de violences physiques ou sexuelles avant l’âge de 18 ans. Les conséquences de ces violences peuvent être dévastatrices, affectant non seulement le développement psychologique de l’enfant, mais également son intégration sociale.

Il est essentiel de créer un environnement où les enfants se sentent en sécurité pour partager leurs expériences, et où les adultes sont formés pour écouter et répondre de manière appropriée. Les témoignages d’enfants doivent être pris en compte avec sérieux afin de prévenir des situations similaires à l’avenir.

Source : INSEE.

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