Affaire Jégou-Auradou:

Affaire Jégou-Auradou : « Ils ont passé un cap »

Accusés de viol en Argentine, puis finalement relaxés, les rugbymen français Oscar Jégou et Hugo Auradou ont été rattrapés ce mercredi par l’affaire après un recours de la plaignante en faveur d’une réouverture de l’enquête. Le sélectionneur des Bleus, Fabien Galthié, a commenté la situation en estimant qu’ils avaient « passé un cap » après ces deux années d’affaire.

« Cette histoire les accompagne depuis deux ans. Je pense qu’ils ont passé un cap », a déclaré Galthié concernant les deux joueurs du XV de France, qui avaient bénéficié d’un non-lieu en première instance et en appel. La Cour suprême de la province argentine de Mendoza a commencé mercredi l’étude de la demande d’annulation du non-lieu effectuée par la plaignante.

Une comparution à distance pour les deux joueurs

Oscar Jégou et Hugo Auradou se trouvent actuellement à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, avec le XV de France pour affronter les All Blacks ce samedi, dans le cadre de la première journée du Championnat des nations. Ils ont néanmoins comparu à l’audience à distance devant la cour suprême de Mendoza.

Galthié a minimisé l’impact de cette situation sur la préparation des joueurs : « Ils savaient qu’ils seraient convoqués. Ça tombe en pleine fenêtre internationale, donc en pleine lumière. Mais il faut assumer. »

Le sélectionneur a également précisé que « c’était le troisième niveau » de la justice argentine qui s’occupait de ce dossier, rappelant que les joueurs avaient gagné en première instance et en appel.

Une vingtaine de jours pour analyser le dossier selon l’avocat des joueurs

Après avoir entendu les arguments des deux parties, la cour devra prendre sa décision. L’avocat argentin des joueurs, Me Rafael Cuneo Libarona, a déclaré que la Cour « va prendre une vingtaine de jours pour analyser le dossier, les réquisitions du parquet, les arguments de la partie civile et ceux de la défense ».

La plaignante, âgée de 41 ans, a révélé son identité ce mercredi et accuse les deux joueurs de l’avoir violée dans leur chambre d’hôtel après la victoire des Bleus contre les Pumas lors de leur tournée en Argentine en juillet 2024. Les deux joueurs soutiennent que les relations étaient consenties.

L’avocate de la plaignante a d’ores et déjà indiqué qu’en cas de rejet de ce recours par la cour suprême de Mendoza, elle envisageait de se tourner vers la cour suprême de la nation à Buenos Aires, puis, si nécessaire, vers la cour interaméricaine des droits de l’homme.

Source : RMCSport

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