Affaire Jean-Jacques Bridey - Anticor

Affaire Jean-Jacques Bridey : Enquête sur des détournements de fonds publics

M. Jean-Jacques Bridey, ancien député du Val-de-Marne de 2012 à 2022 et maire de Fresnes de 2001 à 2017, est au cœur d’une affaire judiciaire suite à des signalements concernant des abus dans l’utilisation de ses indemnités d’élu. En 2017, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a alerté sur un dépassement du plafond légal de ses indemnités, entraînant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF).

Selon la loi, un parlementaire cumulant plusieurs fonctions ne peut percevoir plus d’une fois et demie son indemnité parlementaire. La HATVP a estimé que Jean-Jacques Bridey aurait dépassé ce plafond, entraînant un trop-perçu évalué à 84 251 euros pour la période 2014-2016. Ces faits pourraient constituer une infraction de concussion.

En 2019, un second signalement a conduit à une nouvelle enquête sur l’utilisation de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), qui devait couvrir les frais liés à l’exercice du mandat. Il est reproché à M. Bridey d’avoir utilisé cette indemnité pour des dépenses personnelles, notamment des frais de spa, des vêtements, et des paiements d’amendes, totalisant environ 31 665,24 euros. Par ailleurs, il aurait encaissé plus de 45 000 euros de chèques sans justification et réglé environ 69 000 euros de cotisations politiques avec l’IRFM, entraînant un détournement de fonds publics estimé à 145 780 euros.

Procédure judiciaire

Deux enquêtes ont été ouvertes au parquet de Créteil en 2017 et 2019 suite aux signalements de la HATVP, et les deux ont été transmises au PNF en avril 2019. En 2022, l’association Anticor a déposé une plainte pour des soupçons de détournements liés à l’IRFM. Une audience a eu lieu le 2 avril 2026, et le 4 juin 2026, M. Bridey a été reconnu coupable de détournement de fonds et de concussion, condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, une amende de 75 000 euros, et une inéligibilité de cinq ans.

Fondement juridique de l’action d’Anticor

L’action d’Anticor repose sur les détournements de fonds publics et la concussion. L’association plaide pour une transparence accrue concernant l’usage des avances sur frais de mandat, permettant aux citoyens de mieux contrôler l’utilisation des fonds publics. Anticor propose également de limiter le cumul des mandats exécutifs locaux afin de prévenir les abus.

Source : HATVP, PNF.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *