Affaire Jason Arday : l’ambassade des États-Unis en Belgique dénonce l’université de Gand
L’université de Gand a annoncé la suspension de Nathan Cofnas, un de ses chercheurs, suite à des accusations de plagiat à l’encontre de Jason Arday, le plus jeune professeur noir de l’université de Cambridge. Cette décision a été rendue publique jeudi dernier, dans le cadre d’une enquête disciplinaire préliminaire visant à déterminer la véracité des accusations portées contre Cofnas.
Dans un contexte de tensions accrues, un proche du président américain Donald Trump, M. White, a déclaré que l’université cherchait à réduire au silence Cofnas, qui, selon lui, défendait la liberté d’expression en dénonçant des mensonges et des idéologies fausses. L’université a précisé que la suspension de Cofnas était une me préventive.
Jason Arday, qui a démissionné de son poste à Cambridge, a été retrouvé mort à son domicile mi-août, après avoir été accusé de plagiat, un scandale qui a suscité une forte réaction médiatique au Royaume-Uni. Son parcours, marqué par une ascension remarquable d’un enfant autiste à professeur, a été terni par ces accusations, qui avaient déjà été soulevées par le passé sans suite.
Les allégations de plagiat formulées par Nathan Cofnas ont été largement relayées par les médias britanniques, provoquant un débat sur les politiques de diversité et d’inclusion dont Arday aurait bénéficié. La famille d’Arday a dénoncé une « campagne de harcèlement » à son encontre, soutenue par une pétition signée par des milliers de personnes, y compris des députés britanniques, appelant à une enquête sur ce qu’ils qualifient de « harcèlement médiatique ».
Cette affaire soulève des questions sur la liberté d’expression et les conséquences des accusations dans le milieu académique, tout en mettant en lumière les défis auxquels sont confrontés les universitaires issus de la diversité.
Source : La Libre.



