Affaire Grégory Lenoci : « Il y a quelque chose que l’institution judiciaire ne sait pas apporter »
La condamnation de Grégory Lenoci à 17 ans de prison relance le débat sur la justice privée et la prise en charge des violences sexuelles, alors que ses soutiens dénoncent une justice jugée défaillante.
Nul ne peut se faire justice soi-même, martelait la substitut du procureur du Roi lors du procès de Grégory Lenoci, en juin dernier. Pourtant, le verdict a suscité une vive controverse. Ce jeudi, plusieurs dizaines de ses partisans se sont rassemblés devant le tribunal de Namur pour dénoncer sa condamnation. Brandissant des pancartes, certains arboraient des slogans tels que « Libérer le héros, enfermer les pédos » ou « Justice défaillante ». La mobilisation a également pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, où Lenoci est présenté par certains comme un homme ayant voulu « faire justice » face à un système perçu comme défaillant.
Grégory Lenoci, âgé de 49 ans, a été reconnu coupable d’avoir violemment agressé son voisin, Marc P., qu’il soupçonnait d’avoir abusé sexuellement de son beau-fils, alors âgé de 6 ans. En plus de sa peine de 17 ans de prison, il a été placé sous la surveillance du juge de l’application des peines pour une durée de 10 ans.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la justice pénale et de la protection des victimes de violences sexuelles. Les soutiens de Lenoci soulignent un sentiment d’impuissance face à un système judiciaire qu’ils jugent insuffisant pour protéger les enfants et punir les véritables coupables.
Cette situation soulève des questions fondamentales sur la capacité de l’institution judiciaire à répondre aux attentes de la société en matière de justice et de sécurité.
Source : Le Soir



