Affaire FEPEM - Anticor

Affaire FEPEM : Anticor dépose une plainte pour irrégularités dans la gestion de la fédération

La Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM) fait l’objet d’une enquête suite à des allégations d’irrégularités dans sa gestion. Fondée en 1948, la FEPEM est la quatrième organisation patronale française, représentant 3,4 millions de particuliers employeurs qui emploient directement des salariés à domicile pour des services tels que la garde d’enfants ou l’aide à domicile.

La FEPEM joue un rôle crucial dans l’accompagnement des particuliers employeurs et participe aux négociations des conventions collectives dans le secteur de l’emploi à domicile. En 2024, la Cour des comptes a examiné la gestion de la FEPEM et de ses structures associées, révélant des possibles irrégularités dans leur fonctionnement dans un rapport publié le 18 février 2025.

L’Association paritaire nationale interbranche (APNI), créée en 2018 à l’initiative de la FEPEM, est censée développer la formation professionnelle des salariés employés à domicile. Toutefois, des contrats passés entre l’APNI et des sociétés du groupe Domicile & Compétences, présidé par l’ancienne présidente de la FEPEM, Marie-Béatrice Levaux, en 2019 et 2020, soulèvent des questions. Ces contrats auraient dû respecter le Code de la commande publique, ce qui n’a pas été le cas, ce qui pourrait constituer un favoritisme.

Des liens étroits entre différentes entités, notamment l’association Mandats & Domicile, créée par Mme Levaux, pourraient également donner lieu à des conflits d’intérêts, notamment pour la gestion des défraiements des salariés dans le cadre de la santé au travail.

Par ailleurs, la rémunération de certains dirigeants, dont Julie L’Hotel Delhoume, présidente de la FEPEM depuis juillet 2024, est également contestée. En juillet 2023, elle aurait participé à la fixation de sa propre rémunération au sein du Service de prévention et de santé au travail national (SPSTN), ce qui pourrait constituer une prise illégale d’intérêts.

Le 5 mars 2026, l’association Anticor a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Paris, invoquant des faits de corruption, détournement de fonds publics, trafic d’influence, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion.

Anticor a été particulièrement préoccupée par la concentration de pouvoir entre les dirigeants de la FEPEM et d’autres organismes, ce qui pourrait compromettre les intérêts des acteurs du secteur et nuire à la mission d’intérêt général de la FEPEM.

Source : FEPEM, Cour des comptes, Anticor

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